Présentation de l’exposition

Depuis le 12 juil­let 2019 et jusqu’au 5 jan­vi­er 2020, la Fon­da­tion Carti­er pour l’art con­tem­po­rain héberge l’ex­po­si­tion « Nous les Arbres » réu­nis­sant des œuvres d’artistes sen­si­bles à leurs sem­blables boisés.

Les pre­miers pas dans le jardin de la Fon­da­tion con­trastent avec le boule­vard qui le jouxte. Les deux sont autant arti­fi­ciels l’un que l’autre, mais l’un est le fruit d’une plus grande recherche esthé­tique recréant la sen­sa­tion d’une forêt sauvage, « une œuvre com­mandée à l’artiste Lothar Baum­gartem [emprun­tant] son nom, The­atrum Botan­icum, aux livres dans lesquels les moines inven­to­ri­aient les plantes médic­i­nales et aro­ma­tiques au Moyen Âge » explique la page dédiée du site de la Fon­da­tion. Le plan détail­lé du jardin désigne les vingt-qua­tre essences retenues par l’in­stal­la­teur, botaniste pour l’occasion.

Cette pre­mière étape de con­di­tion­nement réal­isée, notam­ment par le pas­sage au calme côté cour, l’en­trée du bâti­ment peut être franchie pour se présen­ter aux toiles, pho­togra­phies et sculp­tures que les salles d’ex­po­si­tion arborent pour l’occasion.

Dans la pre­mière salle, s’a­gen­cent autour d’un arbuste aux allures de grand bon­saï les toiles riche­ment col­orées de Luiz Zerbi­ni. Savante géométrie plas­tique et organique, les gigan­tesques pan­neaux don­nent à voir une nature résiliente, où les plantes trop­i­cales appa­rais­sent en sym­biose avec les matéri­aux artificiels.

Luiz Zerbi­ni, Coisas do Mun­do, 2018, pein­ture acrylique sur toile, 250 × 361 cm, Fon­da­tion Carti­er pour l’art con­tem­po­rain, Paris, France. © Luiz Zerbini

Aux côtés de ces toiles quadrillées fig­urent les natures de Jose­ca, habi­tant d’un vil­lage yanoma­mi d’A­ma­zonie brésili­enne. Ces dessins au feu­tre d’une grande lim­pid­ité représen­tent sobre­ment les arbres et par­fois les ani­maux aux­quels les vil­la­geois vouent un immense respect, par­tie même de leur être.

Enfin, au sous-sol, l’e­space pho­togra­phie rap­pelle au vis­i­teur que la nature se passe de pinceaux pour être sub­limée. Sous l’œil minéral d’ob­jec­tifs plus ou moins loin­tains, nœuds, branch­es, arbres et forêts se fix­ent révélant enchevêtrements poé­tiques et réal­ités com­plex­es lorsque l’im­age est celle d’un satel­lite réper­to­ri­ant les incendies trop­i­caux à l’échelle du globe.


Adap­té pour la forêt ama­zoni­enne française par l’or­don­nance n° 2005–867 du 28 juil­let 2005 por­tant actu­al­i­sa­tion et adap­ta­tion du droit doma­nial, du droit fonci­er et du droit foresti­er applic­a­bles en Guyane, le titre II du Code foresti­er est entière­ment con­sacré à la Défense et la lutte con­tre les incendies, l’ar­ti­cle L322‑9 de ce code prévoy­ant une peine pou­vant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 3750€ d’a­mende con­tre ceux qui ont causé un incendie de bois, forêts, lan­des, maquis, plan­ta­tions et reboise­ments d’autrui par leur action ou leur impru­dence. Peine pou­vant être portée au dou­ble en cas d’i­n­ac­tion du fau­tif mal­gré sa con­nais­sance de l’in­cendie causé par lui notam­ment par l’omis­sion de sig­naler le feu aux autorités en cas d’im­pos­si­bil­ité à le cir­con­scrire seul.

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Théo Renaudie

Rapport de faute d’orthographe

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